13.11.09
Expression picturale
Entre chaos accidentel et contrôle de la matière.
Acrylique, encre de chine, 24*32.


09.11.09
Expression picturale / abstraction
Couleurs, lignes et formes.
Acrylique, encre de chine, 24*32, Novembre 2009
Pensées / Sunset Highway
Epiphany on the road. octobre 2009.
Parfois, l'extase parvient à me surprendre. Je contemple alors la splendeur d'une réalité sous-jacente, son charme et sa grâce - l'origine même du sentiment de plénitude qui estompe certains de mes doutes. Saisir l'opportunité, capter la beauté de cet éphémère instant, puis en évoquer le bonheur personnel qui en découle. Ressentir un présent déjà nostalgique. Donner à voir une exaltation qui se dissipe avec le temps. Souligner cette périssable béatitude. Car à travers cette source d'inspiration et de ravissement persiste encore l'angoisse d'un avenir indéterminé et obscur.
La banalité tout à fait subjective du propos, le déséquilibre évident du montage, (inégalité et longueur des plans), sont autant le reflet d'une vague excitation passagère et inaccessible, que d'une pratique impromptue et peu concluante.
Musique : Songs Ohia (The Magnolia Electric Co.) Farewell Transmission.
22.10.09
Vidéo expérimentale / Video paint
Video paint II été 2007
C'est un des privilèges prodigieux de l'Art que l'horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l'esprit d'une joie calme. Beaudelaire.
Peinture sur des images d'actualités (voir video paint I). Ici la démarche est assimilée, la vidéo plus forte dans sa représentation, à travers ce contraste, cette superposition, entre les images en noir et blanc provenant du web, et la peinture de couleur rouge, filmée au cours d'une séance d'expression picturale.
Je pourrais nommer cette série de vidéos catharsis. Pourtant, mon intention première n'est pas d'émouvoir, ni de faire naitre un sentiment de pitié ou de compassion. Le résultat, certes esthétique et pathos (voir le commentaire sur Projection II), n'est avant tout que l'expression d'un malaise de l'instant, et une tentative d'y remédier par l'art. On peut y déceler par la suite une utopie latente, celle de l'acte de création impulsif de l'artiste comme thérapie libératrice d'énergie.
Pour résumer, ce n'est pas tant l'effet cathartique éprouvé qui m'intéresse, que la mise en oeuvre d'une impulsion personnelle par le biais d'une expérience créative. Au delà de la purgation, le véritable souhait dissimulé serait de mettre en avant l'action bénéfique de l'art, et par prolongement, de provoquer chez le spectateur le désir de réaliser cette action à son tour.
Ne plus être embrigadé par les futiles chimères d'un quotidien paralysant. Privilégier un travail artistique d'où puisse jaillir une singularité plastique et thématique propre à chacun d'entre nous. La création libère le pouvoir de notre imagination et donne à voir notre sensibilité intrinsèque.
Brian Jonestown Massacre Ljósmyndir (My Bloody Underground).
Dernier discours de Martin Luther King.










